Scope Diversité : les partis tiers, une autre porte d’entrée en politique pour neoquébécois.es

Malgré le système électoral qui ne joue pas nécessairement en leur faveur, des formations politiques plus ou moins établies à des degrés divers dans l’espace politique québécois, se sont inscrites auprès d’ Elections Québec. Et par là même occasion, présentent des candidates et candidats aux élections à venir. On les appelle des tiers-partis. Une appellation motivée par le fait, qu’elles ont “peu de chances de faire élire un ou une élue, par conséquent de prendre le pouvoir” selon l’histoire politique.

Les systèmes politique et électoral en vigueur dans de nombreuses démocraties occidentales, dont le Québec, ont tendance à réduire l’offre politique au bipartisme. “Une situation à déplorer, dans la mesure où les autres partis, plus petits, moins forts, moins puissants, se retrouvent à la périphérie du spectre politique; quand bien même, ils représentent l’expression d’une partie non négligeable du vote.” dit Jean-Paul Etienne, doctorant en sciences-politiques à l’UQAM.

Au Québec, le cas de Québec Solidaire est pourtant la preuve que cela peut changer. Considéré comme un tiers-parti à ses débuts, la formation politique de gauche compte aujourd’hui 2 élus à l’assemblée nationale et espère faire encore plus à l’occasion de l’élection à venir.

Quels sont donc les tiers-partis les plus en vue pour l’élection d’octobre 2018 ?

Le parti vert du Québec (PVQ) et le Nouveau Parti Démocratique du Québec (NPDQ).

Né autour d’un enjeu principal, à savoir l’environnement, le PVQ (dans sa forme actuelle) a été fondé en 2001. Fédéraliste, il se situe à gauche de l’échiquier politique et son chef est Alex Tyrell. Prenant part aux élections depuis ses débuts, son plus haut score, 3,85%  a été atteint en 2007. Quant aux NPDQ, il a été fondé en 2014. De gauche, il est comme le parti vert, fédéraliste.

Est-ce en raison de leur “éloignement relatif” du pouvoir qu’ils semblent tant “ouverts” à la diversité ? Ou est-ce alors pour leur positionnement idéologique ? De gauche , fédéraliste… Il appert que ces formations sont de véritables portes d’entrée pour les “petits candidats” et notamment les neoquébécois.es.

18,05% pour le PVQ et 20,4% pour le NPDQ

Ces derniers y vont par conviction, mais aussi par opportunisme. C’est l’occasion de se faire remarquer et – pourquoi pas- de postuler plus tard pour un parti de gouvernement. Pour octobre 2018, on compte 72 candidats dans tout le Québec, pour 13 candidat.e.s neoquébécois.es pour le Nouveau Parti Démocratique du Québec (NPDQ) . Quant au parti vert du Québec, pour ces élections de 2018, les “troupes” seront emmenées par le chef Raphaël Fortin avec 10 candidat.e.s neoquébécois.es parmi les 49 candidatures à date.

Candidat.e.s PARTI VERT                                                                                                Candidat.e.s NPDQ

  • Jérémy Alarco (D’Arcy McGee)                                                                                     – Abel Louis (Bourassa-Sauvé)
  • Halimatou Bah (St-Laurent)                                                                                          – Pauline Ayala ( Rosemont)
  • Aziza Dini ( La Pinière)                                                                                                   – Jacques Dago ( St-Laurent)
  • Younes Gouriny (Bourassa-Sauvé)                                                                               – Omar El Harrache (Chomedey)
  • Alain Joseph (Mille-îles)                                                                                                 – Nashat El Sayed (Marguerite-Bourgeoys)
  • Fatine Kabbaj (Chomedey)                                                                                             – Karim Mahmoudi (Fabre)
  • Smaïl Louardiane ( Marguerite Bourgeoys)                                                                – Ahmed Mamoun ( Viau)
  • Sandra Mara Rieldo ( La Peltrie)                                                                                   – Apostolia Petropoulos ( Laurier-Dorion)
  • Jason Mossa (Vaudreuil)                                                                                                 – Sellah Djaouida (La Pinière)
  • Nadji Hamid (Jean Talon)                                                                                               – Jean Phariste Pharicien (Laval-des-Rapides)
  • Estelle Obeo ( Laval-des-Rapides)
  • Juan Vasquez (Laurier Dorion)
  • Chad Walcott (NDG)

(c) Institut Neoquébec – sept. 2018

 

 

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