L’organisme “Entreprendre Ici” est dans les starting-blocks : nomination du DG et des membres du CA

Il y a quelques jours, Mme Dominique Anglade, vice-première ministre, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) a mis en place le conseil d’administration de l’organisme Entreprendre Ici et par la même occasion, procédé à la nomination de de son Directeur Général,  M. Payam Eslami, expert en financement commercial, cofondateur de la Chambre de commerce de la communauté iranienne du Québec et animateur de La voix des bâtisseurs.

C’est en février 2018 que le gouvernement du Québec a dévoilé cinq mesures (1) afin de soutenir et d’accompagner les entrepreneurs de la diversité dans la réalisation de leurs projets d’affaires. Parmi ces mesures figure la création d’Entreprendre Ici. Et c’est en mars 2018 que cette annonce a été faite, suivi du choix de la présidente du conseil d’administration de cet organisme, Mme Amina Gerba, présidente et fondatrice d’Afrique Expansion. Il ne restait qu’à compléter le conseil d’administration et la nomination du directeur générale. Chose faite en début de semaine.

Les membres du conseil d’administration sont :

  • M. Payam Eslami, Directeur général de Entreprendre Ici;
  • Mme Mary‑Anne Carignan, présidente de Purkinje;
  • M. François de Paul Nkombou, comptable et président du comité d’audit de l’Université du Québec à Montréal;
  • Mme Souad Elmallem, associée de direction et fondatrice de l’entreprise 6Témik;

De gauche à droite : Payam Eslami, Mary-Ann Carignan, François de Paul Nkombou, Souad Elmallem

  • M. Pierre Naider Fanfan, président‑directeur général de Probiosphère;
  • Mme Thi Be Nguyen, fondatrice d’UniAction;
  • M. Oscar Ramirez, architecte et cofondateur de la firme Cardin Ramirez Julien;
  • Mme Stéphanie Raymond Bougie, avocate chez NOVAlex et fondatrice du groupe Génération d’idées;

Mais aussi :

  • Mme Sylvie Madore, présidente‑directrice générale des Promotions universelles S.M.
  • M. Stéphane Pipon, président de MDI conseils et technologies;
  • M. Éric Sinopoli, président et cofondateur des Cupcakes de Coquelikot.

Entreprendre Ici comme en 2013 ?

Rappelons que cette initiative n’est pas nouvelle. Avec les mêmes termes, les mêmes objectifs, seuls les acteurs et actrices ont changé, mais aussi et surtout l’investissement en argent. En 2013, on n’avançait aucune somme d’argent; aujourd’hui, il est avancé la somme de 15 millions $.

En 2013, il était dit de cet organisme ce qui suit : ” Entreprendre ici vise à faciliter les démarches des entrepreneurs, femmes et hommes, issus de l’immigration en leur offrant un continuum de services. Cette initiative repose sur la collaboration et l’expertise de plusieurs intervenants du milieu de l’entrepreneuriat qui, en s’engageant dans l’écosystème Entreprendre ici, contribuent non seulement à favoriser le développement de l’entrepreneuriat immigrant mais surtout à développer de nouvelles pratiques permettant d’offrir une prise en charge intégrée des besoins de ces entrepreneurs.

En 2018, “ Entreprendre Ici a pour mission d’offrir un accueil sur mesure aux entrepreneurs de la diversité afin de faciliter leur cheminement entrepreneurial, de les aider à surmonter les barrières systémiques qui se dressent sur leur parcours et de les guider dans l’utilisation des services existants au sein de l’écosystème entrepreneurial du Québec. L’organisme travaille en étroite collaboration avec les partenaires économiques pour les sensibiliser à l’importance de l’enjeu de l’entrepreneuriat issu de la diversité. Il collabore également avec les organismes destinés aux communautés culturelles afin de joindre le plus grand nombre possible d’entrepreneurs de la diversité.

En 2013, c’est Diane de Courcy, alors ministre de l’Immigration et des Communautés et ministre responsable de la Charte de la langue française. À l’époque, disait-on : ” En apportant du soutien concret aux personnes immigrantes qui désirent lancer leur entreprise, Entreprendre ici contribue à créer la relève entrepreneuriale dont Montréal a besoin. En plus de nous faire bénéficier de leurs compétences et de leur savoir-faire, ces personnes participent à l’essor économique de la métropole et du Québec et à leur rayonnement dans le monde. Elles sont une véritable source de fierté pour le Québec

Que dit Dominique Anglade, vice-première ministre, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, en 2018 : ” L’avenir de l’entrepreneuriat québécois repose en partie sur les entrepreneurs de la diversité. Pour soutenir ceux‑ci adéquatement dans la réalisation de leurs projets d’affaires, qui contribueront au développement économique et social du Québec, nous avons notamment mis en place l’organisme Entreprendre ici.“.

Il faut maintenant espérer que les promesses faites à Amina Gerba et à ses collègues soient tenues et que cette initiative ne subisse le même sort que celui de celui de la précédente (Entreprendre Ici 2013), c’est-à-dire venir remplir la corbeille déjà-trop-pleine des initiatives en direction de l’intégration des neoquébécois , prises à quelques semaines ou mois d’une élection et dont la durée de vie est celle d’une campagne électorale.

Pour en savoir plus : entreprendreici.org

(1) https://www.economie.gouv.qc.ca/objectifs/informer/entrepreneuriat/page/plans-daction-23269/?no_cache=1&tx_igaffichagepages_pi1%5Bmode%5D=single&tx_igaffichagepages_pi1%5BbackPid%5D=72&tx_igaffichagepages_pi1%5BcurrentCat%5D=

(c) Cyrille Ekwalla (Juillet 2018)

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