Qc2018 / candidatures neoquébécoises : Duels et luttes à trois

L’élection générale à venir (octobre 2018) marquera un tournant important à plusieurs titres dans le spectre politique de la province québécoise. Tous les observateurs  s’accordent à dire  – avec un risque moindre, faut se l’avouer – que les québécoises et québécois ont besoin de changement. Qu’il soit un changement générationnel ou de projet de société….pourvu que ça change.Sondage après sondage, cette tendance s’épaissit et s’impose dans l’opinion publique. Et tout laisse penser que cela se concrétisera le 1 octobre prochain.

Mais il ne s’agit pas du seul point d’accord. Un autre constat se dégage aussi. Celui d’un changement politique pour aller vers une meilleure représentativité de la société québécoise. à la mi-parcours des investitures dans les quatre principaux partis politiques provinciaux ( CAQ, PLQ, PQ et QS ), il y a une volonté manifeste d’aller vers plus de diversité. Par rapport à la dernière élection en 2014, on observe une nette augmentation de candidatures neoquébécoises, minorités visibles. En 2014, les quatre grands partis ont totalisé 14 candidatures contre 28 (*) pour le moment.

La seconde observation que l’on peut faire à propos de ces candidatures est qu’à une ou deux exceptions près, les candidat.e.s choisi.e.s et présenté.e.s par les partis ne sont pas des candidat.e.s”poteaux” comme à l’accoutumée. La plupart d’entre eux/elles sont des femmes et hommes crédibles, compétent.e.s et susceptibles de rentrer au gouvernement – quelque soit le parti qui le formera – .

Ce constat positif  n’est pas une fin en soi. Le chemin reste long, sinueux et les neoquébécois-es doivent continuer à se battre pour plus d’implication citoyenne et politique et à se donner les moyens d’obtenir cette crédibilité qui fera en sorte que le choix, porté sur eux par certains partis politiques, ne soit pas perçu comme une faveur, mais comme un droit de tout citoyen du Québéc.

Et leur présence dans la joute politique n’en sera que plus “naturelle” à l’instar de ces duels que nous vous proposons ici, voire même des luttes à trois.

Montréal :

Dans le comté St-Henri-Ste Anne (sud-ouest de la métropole), la vice-première ministre Dominique Anglade (PLQ), qui est la députée actuelle, aura pour adversaire le président du comité Diversité du PQ, Dieudonné Ella Oyono. Plus au nord de la ville, à Bourassa-Sauvé, Alejandra Zaga Mendez (QS) et Julie Seide de la CAQ tenteront de s’emparer de ce comté détenu par le parti libéral.

Laval :

C’est dans la circonscription de Laval-des-Rapides qu’il y aura la 1ère lutte à trois. En effet, l’élu actuel Saul Polo (PLQ) se voit opposé 2 femmes : Graciela Mateo de QS et Chistine Mitton, présenté récemment par la CAQ. Dans le comté voisin, Alice Abou-Khalil (CAQ) et Rabah Moulla (QS) se présentent pour représenter la population de Chomedey.

Ville St-Laurent     

Présenté comme un château fort libéral, le PLQ tient à garder ce comté; et pour le faire, il a choisi d’y présenter Marwah Rizqy. En face d’elle, le PQ a opté pour Elias Dib Nicolas.

Taillon

Dans la rive-sud et plus exactement à Taillon, l’un des candidats poids-lourd de la CAQ Lionel Carmant, après maintes hésitations, se lance à la conquête de ce comté. Parmi ses adversaires, il y aura Mohamed Barhone, jusqu’ici président de la commission des communautés culturelles (sic) du PLQ.

En ce début de mois de juillet, on aura donc un minimum cinq (5) duels neoquébécois, dont 2 “PQ vs PLQ” ( SH-SA et St-Laurent); 2 “CAQ vs QS” (Chomedey et Bourassa-Sauvé); 1 “CAQ vs PLQ”(Taillon). Quant aux luttes à trois, on en a 1 seule pour le moment : “CAQ-PLQ-QS”(Laval-des-Rapides).

D’autres comtés devraient voir s’affronter des neoquébécois en duels et peut-être des luttes-à-trois. À surveiller étroitement les deux comtés du nord de Montréal,  Viau, où la candidate de la CAQ Janny Gaspard, attend de savoir qui seront ses adversaires. Jusqu’ici, seuls les noms de Marjorie Michel et Frantz Benjamin pour le PLQ d’une part et celui d’Alexandra Regalado pour le PQ d’autre part, sont évoqués; et juste à côté, le comté de Bourassa-Sauvé vivra certainement une lutte-à-trois, avec une candidature neoquébécoise à venir.

(*) Une présentation des candidates et candidats neoquébécois.es sera faite ultérieurement

(c) Cyrille Ekwalla – (Institut Neoquébec – Juill 2018)

 

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