Le vote de la diversité !

LE VOTE DE DE LA DIVERSITÉ !

L’élection à venir à Montréal, le 5 novembre prochain, révèlera-t-elle la prise en compte de ce que j’appelle le vote de la diversité dans l’analyse politique au pays ?

Dans un mois, le 5 novembre prochain, les électeurs québécois vont être appelés à renouveler les exécutifs municipaux dans toute la province. Encore appelé « gouvernement de proximité », le palier gouvernemental municipal est celui dont les impacts sont le plus palpables dans le quotidien des citoyens et citoyennes. Et c’est la raison pour laquelle l’aspiration première d’un aspirant-chef (ou aspirante-cheffe) d’un exécutif municipal est de mieux représenter sa communauté et ses intérêts.

Pour représenter au mieux sa communauté, encore faut-il la connaître, en être imprégné, en comprendre les dynamiques transversales et complexes qui la traversent. En un mot, l’appréhension des enjeux et la gestion qui en est faite (ou encore qui est promise) détermine alors l’adhésion ou pas à un-e leader, et par voie de conséquence, la cohésion de la communauté en question.

Ces derniers mois, le contexte politique de la province – et par voie de conséquence de la métropole montréalaise, qui en est le baromètre-  a été phagocyté par des questions liées à l’identité québécoise, au racisme systématique, à la neutralité religieuse, la montée de l’extrême-droite, les migrants, etc… bref toutes les interrogations liées à cet autre concept-idée à la mode : le vivre-ensemble.

Aujourd’hui, un enjeu majeur a fait son apparition dans le champ socio-politique : la diversité. Et la campagne montréalaise n’y échappe pas. Tout au contraire. Et pour cause…

L’élection à venir à Montréal, le 5 novembre prochain, révèlera-t-elle la prise en compte de ce que j’appelle le vote de la diversité dans l’analyse politique au pays ?

Tout laisse penser que : oui ! Et il faut s’en réjouir ! Attention ! Mettons tout de suite tout le monde à l’aise. À nos yeux, « vote de la diversité » n’a rien à voir avec « vote ethnique », expression utilisée par jacques Parizeau après le résultat du référendum de 1995 au Québec.

En 2017, le vote de la diversité représenterait plutôt la réponse politique globale à la nouvelle donne dans la société québécoise : une société plurielle en quête d’un nouvel équilibre, d’harmonie.

Les partis politiques municipaux de Montréal et des environs, en quête de suffrages populaires, ont-ils pris en compte cette donnée dans leur équation ?

Une donnée qui pourrait se décliner en trois axes : la présentation de candidatures « potentiellement gagnantes » issues de ladite diversité; des réponses concrètes aux demandes spécifiques des communautés dites de « la diversité » et enfin et surtout, l’exercice de leur devoir de citoyen – le vote – par ces québécois de la diversité, ces neoquébécois.

Ce sera l’objet du prochain billet de ce blog !

You may also like ...

0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *