IMANI WINDS

IMANI WINDS, un ensemble d’instrumentistes afrodescendants révolutionne la musique de chambre

La musique dite de chambre et qui fait partie du grand ensemble de la musique intrumentale classique a toujours été présentée comme « élitiste ». Et pour cause ! Selon les historiens de la musique, c’était une musique qui se jouait par un petit nombre de musiciens dans les chambres pour se distinguer des musiques de théatre ou encore d’églises.

Et quand on parle de chambre, on comprend aisément que seuls les nobles, à l’époque des royaumes européens, pouvaient « se payer ce luxe » ; celui d’avoir une chambre où l’on peut recevoir un certain nombre de personnes. On invitait ainsi des musiciens dans lesdites chambres pour « agrémenter ces moments de rencontre.« .

La révolution de la musique de chambre

Au fil des siècles, cette musique est sortie des chambres pour être jouée dans des espaces dédiés. En outre, on voit apparaitre d’autres instruments dans les orchestres : les cuires, les bois commencent à cotôyer les instruments à cordes qui jusqu’ici étaient les seuls instruments utilisés dans la musique de chambre. Mais en plus, on est passé des orchestres exclusivement à cordes pour des orchestres plus larges : cuivres, bois, percussion, etc…

Jacques Boulogne dit Chevalier Saint-Georges, considéré comme le premier compositeur noir de musique symphonique

 

 

Jusqu’ici, apanage de compositeurs et musiciens blancs, la musique symphonique a été composée et jouée par des noirs. Qui n’a pas entendu parler du Guadeloupéen Joseph Bologne, alias Chevalier de Saint-George, quifut le professeur de musique de la reine Marie-Antoinette, ou de Florence Price fut la première Afro-Américaine à composer une symphonie ? Que dire de George Theophilus Walker pour ne citer que là ?

Depuis lors, la musique instrumentale classique n’est plus l’apanage des seuls compositeurs blancs. On assiste à travers le monde à une vraie révolution, un décloisonnement de cette musique, plus de compositeurs noirs et autres, plus de femmes…

La Salle Bourgie à Montréal accueille le quintette IMANI WINDS

Caroline Louis – Directrice générale de la Salle Bourgie – Montréal

On ne peut que saluer Caroline Louis, la directrice générale de la Salle Bourgie, qui a eu la merveilleuse idée, son équipe et elle, de programmer pour le 1er jour de février, mois dédié à l’Histoire des Noirs, le quintette Imani Winds.

En lice à deux reprises pour un prix Grammy, cet ensemble étonnant a révolutionné le quintette à vent grâce à son jeu dynamique au service d’une programmation audacieuse, laquelle laisse une large place aux artistes afro-américains et aux compositrices féminines. Lors de ce concert, cinq musiciens exceptionnels, virtuoses accomplis et formés dans les meilleures écoles aux États-Unis, interpréteront six œuvres de compositeurs d’origines diverses, dans lesquelles se côtoient avec bonheur musique classique occidentale, jazz, soul, ainsi qu’accents latino-américains et influences afro-américaines. Les parcours diversifiés des membres eux-mêmes leurs permettent de repousser les frontières de la musique pour leurs instruments.

Le groupe composé de Brandon Patrick George (flûte), Mekhi Gladden (hautbois), Mark Dover (clarinette), Kevin Newton (cor), Monica Ellis (basson) , explore un répertoire qui sort des sentiers battus. Depuis sa fondation, donner une place de choix à des compositeurs et compositrices sous-représenté.e.s est une priorité pour l’ensemble.

Plusieurs œuvres au programme de ce concert s’intéressent aux questions d’identité : Giants de Carlos Simon se veut un portrait en musique de cinq figures afro-américaines emblématiques. D’autres pièces abordent des enjeux sociaux très actuels, tels que l’immigration et le racisme : c’est le cas notamment de BeLoud, BeLoved, BeLonging d’Andi Akiho. Parmi les autres pièces à l’affiche, le public pourra également entendre des extraits de Aires Tropicales, du célèbre clarinettiste et compositeur cubain Paquito D’Rivera, ainsi que des œuvres de Valerie Coleman, Damian Geter et Billy Taylor.

Au programme du concert du 1er février : I Said What I Said (Damien Geter), Giants (Carlos Simon), Extraits de Aires Tropicales (Paquito D’Rivera), Rubispheres n° 1 pour flûte, clarinette et basson (Valerie Coleman), BeLoud, BeLoved , BeLonging (Andy Akiho), I Wish I Knew How It Would Feel To Be Free (Billy Taylor)

INFORMATIONS

  • Date : jeudi, 1er février 2024
  • Heure : 19 h 30
  • Lieu : Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal
    1339, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, H3G 1G2

 

 

(c) Neoquébec – Janv.2024

Ajouter votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *